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Matières premières: l'or et le cuivre fondent, le sucre rit
information fournie par Boursorama avec AFP 20/03/2026 à 16:06

( AFP / THOMAS SAMSON )

( AFP / THOMAS SAMSON )

Les prix de l'or et de l'argent ont fondu cette semaine, plusieurs grandes banques centrales ayant alimenté les craintes d'une poussée d'inflation avec la guerre au Moyen-Orient, ce qui laisse présager de taux d'intérêts plus élevés.

Cette perspective favorise les obligations et le dollar, valeurs refuges concurrentes des métaux précieux.

L'or a perdu près de 9% de sa valeur en une semaine, et l'argent plus de 14%.

Les cours des métaux ont brusquement dévissés après les avertissements successifs sur l'inflation de la Réserve fédérale américaine mercredi, puis de la Banque d'Angleterre ou encore de la Banque centrale européenne jeudi, à l'occasion de leurs annonces de politique monétaire.

"En période de tensions, la liquidité disponible en dollars et en bons du Trésor américain est bien plus attrayante que toute couverture théorique contre l'inflation offerte par les métaux précieux", analyse Chris Beauchamp, d'IG.

Egalement utilisés dans l'industrie, l'argent, le palladium ou encore le platine pourraient aussi pâtir des retombées de la guerre sur la croissance mondiale.

Par ailleurs, "le Moyen-Orient --Dubaï en particulier-- est une région clé pour le commerce de l'or", et "le conflit à ses portes aura probablement un impact sur la demande locale d'or", rappelle Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.

Avec environ 270 tonnes en bijoux, barres et pièces achetées l'année dernière par des particuliers, le Moyen-Orient représentait un peu moins de 10% de la demande privée d'or dans le monde, soit davantage que celle des Etats-Unis ou de l'Europe, d'après des calculs de l'AFP basés sur des chiffres du Conseil mondial de l'or.

Vendredi, vers 14H20 GMT (15H20 GMT), l'once d'or (31,1 g) s'échangeait à Londres à 4.571,83 dollars, contre 5.019,49 dollars sept jours plus tôt à la clôture.

- Le cuivre dans le rouge -

Le cuivre, de concorde avec les autres métaux industriels, a vu son prix baisser fortement cette semaine à la Bourse des métaux de Londres (LME) à cause de la hausse des cours de l'énergie qui plombe les perspectives économiques.

En plus de la quasi-paralysie persistante du détroit d'Ormuz, les échanges de frappes sur des infrastructures énergétiques au Moyen-Orient ont fait bondir les prix du pétrole et du gaz, et font craindre des répercussions négatives durables sur l'économie mondiale.

Or, "les inquiétudes économiques pèsent sur les cours des métaux de base", explique Thu Lan Nguyen, analyste chez Commerzbank. Le cuivre, par exemple, est très utilisé dans l'industrie pour la confection de circuits électriques.

Ainsi une récession ou une stagflation prolongée augmente le risque que la demande soit plus faible.

Et concomitamment "les données en provenance de Chine montrent que la production de cuivre continue de tourner à plein régime", avec une "progression de 7,2% sur un an" de la celle de cuivre raffiné, souligne Volkmar Baur, un autre analyste de Commerzbank.

Une tonne de cuivre coûtait 11.920,50 dollars sur le LME, contre 12.780,50 dollars lors de la clôture de la semaine dernière.

- Le sucre tout miel -

Les cours du sucre sont en forte hausse cette semaine car ils profitent de la hausse des cours du pétrole qui favorise la production d'éthanol et limite la disponibilité du sucre.

En effet, la flambée des cours de l'or noir favorise les carburants alternatifs comme l'éthanol. Résultat, les sucreries sont incitées à consacrer une part plus importante de la trituration de la canne à sucre à sa production.

C'est le cas au Brésil, note Ole Hansen de Saxo Bank, le pays étant le premier producteur mondial juste devant l'Inde.

En parallèle, "les perturbations dans le détroit d'Ormuz ont affecté les routes maritimes: des navires transportant du sucre brut se retrouvent immobilisés ou déroutés, ce qui limite les capacités de raffinage et resserre l'offre", explique l'analyste.

Vendredi, à New York, la livre de sucre brut pour livraison en mai valait 15,54 cents, contre 14,37 cents sept jours auparavant.

A Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison le même mois valait 451,10 dollars contre 415 dollars le vendredi précédent à la clôture.

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